Être vu n'est pas être écouté : 3 stratégies pour une influence qui compte


Publier tous les jours sur les plateformes numériques. Multiplier les apparitions dans les évènements publiques. Faire du bruit... du bruit... que de bruit... constamment du bruit !
Beaucoup de personnes, souvent le porte-parole désigné d'un organisme, ou même certaines entreprises confondent visibilité et influence. La première se mesure en clics. La seconde, en décisions stratégiques.
L'influence, c'est la capacité de faire bouger les choses même quand vous n'êtes pas dans la pièce : qu'un ministère finance votre projet, qu'un partenaire vous choisisse et se dirige vers vous, qu'une communauté se rallie à votre cause. Cette influence, ça ne s'achète pas. Même avec tout l'or du monde. Elle se construit... et quand on construit quelque chose, nous savons très bien que ça prend du temps.
Chez AUDACIA, nous ramenons cette construction à trois stratégies. Pas dix. Trois. Cependant, quand c'est appliqué avec rigueur, ça change complètement la donne.
1. Visez une décision, pas une audience
La plupart des plans de communication commencent par « faire connaître ». C'est l'erreur de départ.
Il faut communiquer non pas pour être connu, mais parce qu'il y a une volonté d'obtenir quelque chose, un résultat. Un financement. Un changement de règlement. Une place à la table.
Ce quelque chose, ce n'est jamais « le public » qui le donne. Ce sont des personnes précises, avec un nom, un titre et leurs propres pressions : un sous-ministre qui doit justifier ses dépenses, un maire qui pense à sa réélection, un bailleur de fonds qui rend des comptes à son conseil.
Avant de rédiger une seule ligne, répondez à trois questions :
Quelle décision voulons-nous provoquer ?
Qui, exactement, a le pouvoir de la prendre ?
Qu'est-ce que cette personne a à y gagner ?
Si vous ne pouvez pas y répondre en une phrase chacune, votre message n'est pas prêt. Votre stratégie non plus. Ça le mérite d'être clair, hein ?
L'influence n'est pas un volume de messages. C'est une ligne droite entre ce que vous voulez et ceux qui peuvent vous le donner.
2. Bâtissez votre capital de confiance avant d'en avoir besoin
Les gens qui liront ceci et qui ont assisté à certaines de mes conférences vont reconnaître le prochain fait, surtout parce que je le répète presque mot pour mot à chaque fois. Votre réputation, c'est ce qu'on dit de vous quand vous avez quitté la salle. Votre réseau, ce sont les gens qui le disent.
Les deux forment un seul et même actif : votre capital de confiance. Comme tout capital (et faut dire que je suis loin d'être un gars de finance), il se constitue par petits dépôts réguliers... et peut se vider en un seul mauvais retrait.
Dans une région comme la nôtre, où tout le monde se connaît, ce capital vaut de l'or. Il y a donc trois règles incontournables :
Donnez avant de demander. Un appui public, une information utile, une porte ouverte. La réciprocité est le moteur de toute relation durable.
Livrez ce que vous promettez. La crédibilité, c'est l'écart entre vos paroles et vos actes. Plus il est mince, plus on vous croit.
Investissez quand tout va bien. Si votre premier appel à un élu, à un journaliste ou à un partenaire survient le jour où vous êtes en crise, vous êtes déjà en retard.
Les organisations qui traversent les tempêtes ne sont pas celles qui communiquent le mieux dans l'urgence. Ce sont celles qui avaient déjà la confiance de leur milieu avant que l'orage éclate.
On ne se bâtit pas une réputation en pleine crise. On la dépense.
3. Prenez la parole pour être répété
Une prise de parole réussie ne se mesure pas aux applaudissements. Elle se mesure à ce que les gens répètent en sortant — à leur collègue, à leur patron, au journaliste qui les appelle le lendemain.
Les voix influentes appliquent une discipline simple et exigeante :
Un message, pas dix. Si l'on ne retient qu'une phrase de vous, laquelle voulez-vous que ce soit ? Construisez tout autour. Répétez-la. Encore.
Une histoire avant un chiffre. Les statistiques convainquent la raison. Les histoires font bouger les gens. Ensemble, elles sont redoutables.
Les médias comme relais, pas comme menace. Un journaliste cherche une histoire pertinente, fiable et bien racontée. Offrez-la-lui. Rapidement. Clairement, avec un porte-parole préparé. Devenez la source qu'on appelle pour commenter l'actualité de votre secteur, et vous obtiendrez une influence qu'aucune publicité ne peut acheter.
En milieu bilingue, n'oubliez jamais ceci : choisir sa langue, son ton et ses exemples en fonction de l'auditoire, c'est déjà un geste d'influence.
Parler, c'est facile. Être cité, c'est une stratégie.
L'influence, c'est une discipline et un choix.
Viser juste. Mériter la confiance. Porter une parole qui circule.
Aucune de ces stratégies n'est réservée aux grandes institutions ni aux personnalités charismatiques. Elles sont à la portée de toute organisation, toute personne qui décide de cesser de faire du bruit pour commencer à peser.
Il faut simplement de la méthode, de la constance… et un peu d'audace.
Votre organisation mérite d'être entendue là où les décisions se prennent. AUDACIA accompagne les organisations publiques, privées et communautaires en gestion stratégique, relations publiques, gestion de la réputation et communication de crise.
Parlons-en.
.png)
Commentaires